Sauvons les cafés concerts lyonnais et la culture de proximité !
A force de bâtons mis dans les roues toujours plus nombreux, à force de temps perdu dans des procès dus à une réglementation toujours plus astreignante et sans cesse renouvelée, et devant les difficultés de coordination des différents services concernés, la culture de proximité est appelée à disparaître ! Malgré des engagements forts de certaines mairies d’arrondissement, le magma ubuesque et la lourdeur administrative de la mairie centrale et de certains services se font ressentir conduisant à une absence totale de réactivité pourtant vitale aux acteurs du terrain ! Pour le bruit et l’odeur, des artisans et entrepreneurs de quartier sont harcelés par « le tout citoyen »! Comment être une métropole européenne sans vie de quartier qu’elle soit économique, sociale nocturne ou culturelle, bref populaire ! Tolérance zéro toujours dans le même schéma : lissage, aseptisations, « boboification » selon le même critère : « le tout citoyen ». Par l’intermédiaire de véritables lobbies de riverains, l’écoute unilatérale de la préfecture en devient irresponsable. A ce jour certains commerçants en sont à 4 ans de procédure pour aboutir vers une solution inenvisageable (concertation entre mairie centrale et préfecture). Force est de constater que la mairie s’engage, par ce nouveau mandat, à aider à la pérennisation de certains lieux. Toujours pas de proposition à ce jour. La gestion des problèmes spécifiques représentés par les cafés culturels en centre ville impose une réforme urgente de l’écologie urbaine dont la gestion à 2 têtes (mairie centrale/préfecture) aboutit à une confusion des pouvoirs décisionnaires (RITTER). Il est temps qu’une représentativité incluant des professionnels ainsi que des mandataires de lieux soient impliqués dans la problématique du bruit selon l’article 1143 loi 98 qui elle-même est vivement contestée sur le plan national. Et ce n’est pas l’actuelle charte sur la qualité de la vie nocturne mise en place par la ville de Lyon qui fédère la profession. Pourquoi cette loi est elle appliquée de façon différente à Lyon, Paris, Nantes ou Marseille ? L’arme du temps est du coté des autorités, institutions condamnant de fait par l’asphyxie économique les petits lieux dénués de tout moyen économique. Aucune solution n’est actuellement proposée pour concilier culture de proximité, vie nocturne et riverains. Exemple : en 1995 au – 15 caf’conc coexistent dans le 1er arr. aujourd’hui le dernier caf’conc de musique amplifiée est en passe de déposer le bilan !!!! (Bistroy) Pourtant d’une part la demande à la fois des artistes et du public est toujours grandissante et d’autre part un soutien municipal et institutionnel reconnaît l’utilité publique et sociale de ce type de structure. Sommes nous dans l’incohérence, l’hypocrisie politicienne ou plutôt dans l’impasse ? Il est temps de clarifier la situation et donc de créer des moyens de coordination indispensables à la prétention européenne d’une ville telle que Lyon ! Aujourd’hui, pas moins d’une vingtaine de lieux (collectif rupture2013) sont directement menacés par cette politique contradictoire conduisant à très court terme à une disparition pure et simple en même temps que tout type de culture urbaine. Des propositions simples et concrètes puisque émanant du terrain sont actuellement prêtes. Nous voulons avec vous participer à certaines réflexions constructives. Guy-Pierre TURCO Directeur du café-concert le BISTROY Président de l’association ADMARA Membre du collectif Culture Bars- Bars
Par Aurélie, lundi 6 octobre 2008 à 17:23 :: Actions :: #43 :: rss
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