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Le kit du parfait Bar-Bars

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TEMOIGNAGES D’ARTISTES 

Dominique A

“Le café-concert, c’est un lieu de vérité.”

Auteur de deux albums splendides cette année, Toute Latitude et La Fragilité, le gentleman-chanteur nous livre ses souvenirs de cafés-concerts dans le Nantes du début des années 1990. Des expériences inoubliables qui ont forgé son attitude sur scène.

“Quand je suis arrivé à Nantes (au milieu des années 1980 – ndlr), il y avait un énorme réseau de cafés-concerts en Bretagne. A cette époque où j’ai beaucoup joué dans des bars, la musique indé était très marginale. Je jouais une musique un peu new wave devant des fans de blues, de Hendrix ou de Dire Straits. C’était l’épreuve du feu ! Ça peut être un peu ingrat : le son était une lutte perpétuelle, les éclairages étaient très crus… Ma musique l’était aussi, et c’est peut-être ce qui me gênait. C’était peut-être trop. Le café-concert, c’est un lieu de vérité. Impossible de masquer quoi que ce soit, de se réfugier derrière un quelconque subterfuge. Pour moi, ça faisait partie d’un apprentissage. L’idée n’était pas seulement de convaincre : c’était également d’affronter le public, avec des moments de satisfaction quand je parvenais à faire passer quelque chose, à capter l’attention. Aujourd’hui, je suis capable de le faire et, en tant que spectateur, j’adore découvrir des musiciens dans ces conditions, sans tout le décorum. Je me souviens, par exemple, d’un concert des Donnas à Cherbourg, mais aussi ceux de MC 900 Ft. Jesus ou des Dave Howard Singers. Je me souviens également d’endroits emblématiques à Nantes comme Le Violon Dingue et Le Maltais. On a l’impression d’être dans un rapport privilégié et ça donne des souvenirs aussi marquants que dans des salles. Il y a quelques mois, j’ai fait un concert dans un restaurant social à Brest. J’étais sur une estrade pendant que les gens mangeaient. C’est un cheminement qui me ramène au début, mais je crois qu’il faut au contraire du temps pour arriver à ça. Il faut passer par des masques. Finalement, ça devrait presque être un aboutissement de jouer des concerts dans des bars. C’est un point de départ, mais c’est aussi un point d’arrivée, à mon sens.”

Manu Lanvin

Chanteur guitariste et show-man exceptionnel, Manu Lanvin est aujourd’hui une figure incontournable du blues-rock français.

Avec six albums à son actif dont trois avec son power trio le Devil Blues, Manu a enchainé depuis 2012 près de 500 concerts incluant des scènes prestigieuses en Europe comme aux Etats-Unis (L’Olympia, L’Apollo Theater, Le Montreux Jazz Festival, Solidays, Cognac Blues Passion, …) Acclamé par un public de plus en plus nombreux aux concerts du « Diable », et salué par ses pairs, comme Quincy Jones qui l’invite régulièrement à se produire aux galas de la Jazz Foundation of America ou encore Johnny Hallyday dont il a assuré les dernières premières parties de spectacle, Manu Lanvin incarne sans conteste le renouveau du genre et a su parfaire au fil des années un rock blues explosif. L’album « BLUES, BOOZE AND ROCK ’N’ ROLL » sortie en Octobre 2016 lui vaudra l’éloge de la presse musicale et la reconnaissance des professionnels. L’album est sélectionné comme l’un des « Meilleurs album de l’année » par Le Parisien. Son spectacle est retenu comme une des « Meilleures performances de l’année » par le magazine Rock & Folk et enfin Manu est nominé comme « Meilleur interprète masculin » aux Globes de Cristal 2017. Le diable apparait au milieu des grands noms de la scène musicale française.

 

NOUVEL ALBUM « GRAND CASINO »

Pendant la tournée 2017, Manu et son équipe font une halte de trois jours au 4A Sound Factory, un studio d’enregistrement situé tout près du casino de Forges Les Eaux afin d’y enregistrer quelques reprises. Ces 3 jours se transformeront très vite en 13 jours de studio, durant lesquels Manu, entouré de ses musiciens préférés, Jimi Montout (à la batterie), Nicolas Belanger (à la basse), Diabolo (à l’harmonica), Mike Latrell (aux claviers) et Jérémy Lacoste (à la guitare slide), se lance dans l’enregistrement d’un nouvel album complet composé de quelques classiques de blues revisités mais aussi de chansons originales, le tout enregistré en live dans ce superbe studio d’enregistrement aux équipements vintage. Le résultat donne « GRAND CASINO » un pur album de Blues ‘n’ Roll où l’on découvre et savoure également quelques duos avec des amis prestigieux tels que TAJ MAHAL, BEVERLY JO SCOTT, JOHNNY GALLAGHER et POPA CHUBBY qui ont répondu présent à l’appel du Diable.

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Musique éclectique

Pour donner le coup d’envoi de cette nouvelle édition, Manu Lanvin se chargera de l’inauguration nantaise, tandis que Paris accueillera la divine Sandra Nkaké, marraine du festival Orchestres en fête ! Ce mélange des genres sera au coeur du festival, à travers toute la France.

 

Se promener de bar en bar, en ville ou à la campagne, à la rencontre d’artistes en devenir ou de sons inhabituels : chaque année, le festival Culture Bar-Bars tient cette promesse initiale avec la volonté évidente de proposer une grande diversité de genre musical. C’est l’occasion pour l’amateur curieux de découvrir les choix du programmateur des lieux qu’il a l’habitude de fréquenter, de ses bars de prédilection, mais aussi peut-être de pousser la porte d’un établissement qu’il ne connaît pas pour voir (et surtout entendre) ce qui s’y passe. Les initiés ont déjà, depuis longtemps, marqué d’une croix le dernier weekend de novembre dans leur agenda afin de ne pas rater ce grand rendez-vous musical, qui se déroule dans plus de deux cents lieux culturels aux quatre coins de la France. Impossible de ne pas trouver son bonheur parmi les 755 événements prévus, où tous les styles musicaux seront représentés, en plus de projections, ateliers, DJ sets, expositions, spectacles de danse… Pour Denis Tallédec (lirep.2), directeur du Collectif Culture Bar- Bars, la découverte et la surprise sont des éléments clés du festival : “Cette année, on organise une inauguration parisienne en partenariat avec l’association responsable de la manifestation nationale Orchestres en Fête ! On propose à un public, qui peut se sentir éloigné de la musique classique, des répertoires accessibles avec des musiciens virtuoses de l’Orchestre de chambre de Paris et de l’Orchestre philharmonique de Radio France.” Après avoir sorti l’an dernier son troisième album solo, le magnifique Tangerine Moon Wishes, la diva soul Sandra Nkaké, elle aussi virtuose dans son domaine, complètera cette affiche prometteuse au Jazz Café Montparnasse (situé dans le XIVe arrondissement). A Nantes, épicentre historique du collectif Culture Bar-Bars, c’est le bluesman Manu Lanvin, parrain de cette dix-septième édition du festival, qui ouvrira les festivités. La suite du programme ravira autant les fans de rock, pop, electro, funk, hip-hop, ska, metal, punk, jazz, country, chanson française, ou encore musiques du monde – en bref, la musique dans tous ses états, douce ou explosive, intimiste ou épique. Une sorte de fête de la musique automnale, debout sur le zinc, qu’on attend chaque année de pied ferme. Noémie Lecoq

Soirée d’ouverture parisienne le 22 novembre, à partir de 21 h, au Jazz Café Montparnasse (Paris, XIVe)

Miossec

Il vient de sortir fin septembre Les Rescapés, un onzième album fascinant. Le compositeur de Boire (1995) revient sur sa relation vibrante et inaltérable aux bars à concert, qu’il a beaucoup fréquentés en début de carrière.

“Quand j’ai démarré en 1994, ma grande ambition, c’était de faire la tournée des bars à concert de la Bretagne. Depuis, de la bière a coulé sous les ponts. J’ai vu certaines préfectures devenir de plus en plus répressives. Les conséquences peuvent être terribles. A Brest, ces endroits ont été bien décapités. Le P’tit Minou, par exemple, vient malheureusement de fermer pour des raisons financières. Parmi les concerts que j’ai vus dans des bars, j’ai adoré ceux des Jim Jones Revue. J’ai beaucoup suivi le trio britannique post-punk Blurt. C’était le parfait groupe de bar : ils arrivaient à mettre les gens en transe. Je me rappelle aussi d’un concert de dEUS à Pigalle, avant la sortie de leur premier disque, devant soixante personnes : la claque a été vertigineuse. Quand j’ai rejoué dans des bars récemment, ça m’a galvanisé et ça m’a redonné une énergie que je n’avais plus. On apprend à ne pas avoir d’appréhension sur le son (on fait avec), à ne pas se lancer dans des jeux de lumière. Il y a une réalité humaine qui peut être brutale. Le chanteur se lance un défi fabuleux : faire taire le bar ! Jouer plus fort, ça ne marche pas – les gens vont parler plus fort ou sortir. Comme c’est effrayant. La meilleure défense, c’est l’attaque. Le premier concert que j’ai donné dans un bar, c’était à la Grange aux Loups, à Landerneau. C’était le premier disque et on n’était pas encore prêts. On avait quarante minutes à remplir et on a dû enchaîner trois fois de suite la même setlist, en faisant des pauses. En tant que musicien, ça vous marque au fer rouge. Voir les visages dans le public, ça donne beaucoup plus le trac que quand on joue devant une masse de gens au loin. Ces souvenirs-là sont indélébiles.”